Zai Shan
《Zài Shān》
Préface : « Zài Shān » est un poème décrivant le labour des champs impériaux au printemps et le sacrifice aux dieux des moissons et du sol.
On arrache les herbes folles, on abat les arbres ; le bruit du soc retournant la terre résonne en cadence. Mille paires de laboureurs travaillent dans les champs, les uns se dirigeant vers les terres basses et humides, les autres vers les sentiers bordant les champs.
Il y a le souverain, l’héritier légitime, les nombreux fils, les cadets du clan, les hommes robustes et vigoureux, ainsi que les aides âgés ou faibles.
Les porteurs de nourriture sont nombreux ; les femmes qui apportent le repas ont un visage gracieux, et les laboureurs qui mangent sont paisibles et à leur aise.
Les socs sont tranchants ; on commence à labourer les champs du côté sud. On sème toutes sortes de céréales, et les semences sont pleines de vie.
Les jeunes pousses percent la terre les unes après les autres ; les tiges vigoureuses croissent avec une vigueur exceptionnelle. Les pousses sont denses et régulières ; on arrache sans cesse les mauvaises herbes des champs.
Au temps de la moisson, les gens sont nombreux ; les gerbes entassées sont très abondantes. Leur nombre atteint des milliers, des myriades, voire des centaines de millions.
On prépare du vin clair et du vin doux, on les offre aux ancêtres et aux aïeules, pour les accompagner dans tous les rites.
Les offrandes ont un arôme puissant : c’est la gloire de l’État.
Les offrandes ont le parfum du vin poivré ; elles peuvent apporter la sérénité aux vieillards.
Ce n’est pas seulement ici qu’une telle chose a lieu, ce n’est pas seulement aujourd’hui qu’une telle situation se présente ; il en est ainsi depuis les temps anciens.
« Zài Shān » comprend un chapitre de trente et une phrases.
