Le pavillon isolé
La préface de « Kǎo Pán » dit : ce poème est une satire du duc Zhuang de Wey. On le critique pour ne pas avoir su poursuivre l'œuvre de ses prédécesseurs, ce qui a contraint les hommes vertueux à se retirer et à vivre dans la pauvreté.
Frappant le plat en bois (ou : se réjouissant dans la retraite) dans le ravin, cet homme éminent (le sage) a l'esprit large. Seul il dort, seul il s'éveille, seul il parle, jurant de ne jamais oublier (cette joie).
Frappant le plat en bois sur le coteau, cet homme éminent (le sage) demeure en paix. Seul il dort, seul il s'éveille, seul il chante, jurant de ne jamais quitter (cette joie).
Frappant le plat en bois dans la plaine, cet homme éminent (le sage) s'attarde en repos. Seul il dort, seul il s'éveille, seul il se repose, jurant de ne jamais révéler (cette joie à autrui).
« Kǎo Pán » comprend trois strophes, chaque strophe de quatre vers.
