Hommes de Qing
Préface des « Hommes de Qing » :
Le poème « Hommes de Qing » est une satire du duc Wen de Zheng. Gao Ke, avide de profit personnel, ne se souciait pas de son souverain. Le duc Wen de Zheng, qui le haïssait, souhaitait le chasser mais n’y parvenait pas. Il envoya donc Gao Ke commander une armée à la frontière pour repousser les Di, déploya les troupes sur les rives du Fleuve Jaune et laissa les soldats errer à loisir. Longtemps après, ne les ayant pas rappelés, les soldats se dispersèrent et s’enfuirent ; Gao Ke dut se réfugier dans l’État de Chen. Le fils de la maison princière, Su, haïssait Gao Ke, estimant que celui-ci s’était avancé sans être traité avec les rites par son souverain, et que le duc Wen de Zheng l’avait destitué sans raison valable. C’était là la racine du danger pour l’État et de la perte de l’armée. C’est pourquoi il composa ce poème.
Les troupes de Qing campent à Peng,
Quatre chevaux caparaçonnés, puissants et forts,
Deux lances ornées de lourds glands rouges,
Sur les rives du Fleuve Jaune, ils flânent à loisir.
Les troupes de Qing campent à Xiao,
Quatre chevaux caparaçonnés, vaillants et robustes,
Deux lances ornées de plumes superposées,
Sur les rives du Fleuve Jaune, ils errent librement.
Les troupes de Qing campent à Zhou,
Quatre chevaux caparaçonnés, calmes et posés,
La main gauche tourne l’étendard du char, la droite tire le sabre,
Au milieu de l’armée, ils prennent toutes sortes d’attitudes.
« Hommes de Qing », trois strophes, chaque strophe de quatre vers.
