Trois Cents Poèmes
Chant du fils voyageur
Chapitre 100
La mère tient dans ses mains une aiguille et du fil, cousant les vêtements que portera son fils sur la route du lointain départ. Avant qu'il ne parte, elle pique chaque point serré et dense, craignant en son cœur qu'il tarde à revenir au foyer. Qui ose dire qu'une piété filiale aussi fragile qu'un brin d'herbe peut jamais rendre l'amour maternel pareil au soleil printanier ?
