Trois Cents Poèmes
À la cabane du maître Ye, j'attends en vain Ding Da (Meng Haoran, À la cabane du maître Ye, j'attends en vain Ding Da)
Chapitre 19
Le soleil couchant s’enfonce lentement derrière les montagnes de l’ouest, et les pics et vallées s’assombrissent en un instant. La lune claire parmi les pins apporte la fraîcheur de la nuit, tandis que le bruit du vent et le murmure des sources emplissent l’ouïe d’une pure clarté. Les bûcherons sont presque tous rentrés chez eux, et les oiseaux dans la brume vespérale viennent tout juste de se reposer. L’ami que j’attends (Ding Da) avait promis de venir loger cette nuit, mais il n’est pas encore arrivé ; seul, je tiens mon luth sur le sentier couvert de lianes, dans l’attente.
